Mon amour a souffert mille peines
A attendre que se déclare le tien
Prends ce cœur puisqu’il t’appartient
Ne sois pas de ces femmes hautaines
Car le temps est un assassin
Et n’épargne personne
Il frappe sans vergogne
Le vertueux et le malandrin
Aujourd’hui, pour moi il est bien tard
Certes, mais c’est déjà la nuit
Qui s’étend sur ton visage joli
Où grandissent les rides sous le fard
Tu ris de ta jeunesse
Tandis que je pleure la mienne
Qui te parait déjà ancienne
Et tu te moques de la vieillesse
Ce ne sont pourtant que des jours
Fugaces qui nous séparent
Et les artifices dont déjà tu te pares
Ne feront guère de voyage au long cours.
Poème écrit par
Guillaume Prevel
Mon amour a souffert mille peines…
Tous droits réservés © Poème posté le 03/02/2024 par Guillaume Prevel
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