A jamais figé
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Si vous passez un matin près de lui,
Toquez avec mesure sur ce cœur
Qui tressaille, d’une ancienne vigueur,
La palpitation presque anéantie.
Osez pénétrer, mais sans aucun bruit
Pour n’y réveiller un quelconque espoir :
Il s’est endormi dans l’arctique soir
Où vous l’aviez laissé, seul et transi.
Alors vous saurez que rien n’a changé :
Où que vous flânerez dans son espace,
Tout est demeuré à la même place,
Dans cette nuit-là, à jamais figé.
Sans promesses, dans les bras d’une aurore,
D’un corps sans poids et l’âme dans un voile,
Venez, comme dans l’obscur vient l’étoile,
Puisque chère dame... il vous aime encore.
Toquez avec mesure sur ce cœur
Qui tressaille, d’une ancienne vigueur,
La palpitation presque anéantie.
Osez pénétrer, mais sans aucun bruit
Pour n’y réveiller un quelconque espoir :
Il s’est endormi dans l’arctique soir
Où vous l’aviez laissé, seul et transi.
Alors vous saurez que rien n’a changé :
Où que vous flânerez dans son espace,
Tout est demeuré à la même place,
Dans cette nuit-là, à jamais figé.
Sans promesses, dans les bras d’une aurore,
D’un corps sans poids et l’âme dans un voile,
Venez, comme dans l’obscur vient l’étoile,
Puisque chère dame... il vous aime encore.
