gardienne
elles sont faites de petits mots
de lentes journées derrière des persiennes
d’accumulations de trésors
tous précieusement cachés
des bouts de papiers aux petits ossements
des cyclistes de plomb aux mues de cigales
dans le cabanon de toiles
celui au fond du jardin
les verres et les chaises sont de plastique
les unes blanches et sales
les autres rouges
et sur le bord des routes, les champs arrosés
je n’ai vu que ta cheminée servir
l’odeur de fumée de tes châles
le ballet monotone des chats
la viande en train de cuire
noirs le cuir et l’escalier
blanc le marbre et le grès
un moineau de plastique
dont les piles sont mortes
on ne jette rien
et on ne débarrasse pas
c’est toujours toi
qui court autour des tiens
de lentes journées derrière des persiennes
d’accumulations de trésors
tous précieusement cachés
des bouts de papiers aux petits ossements
des cyclistes de plomb aux mues de cigales
dans le cabanon de toiles
celui au fond du jardin
les verres et les chaises sont de plastique
les unes blanches et sales
les autres rouges
et sur le bord des routes, les champs arrosés
je n’ai vu que ta cheminée servir
l’odeur de fumée de tes châles
le ballet monotone des chats
la viande en train de cuire
noirs le cuir et l’escalier
blanc le marbre et le grès
un moineau de plastique
dont les piles sont mortes
on ne jette rien
et on ne débarrasse pas
c’est toujours toi
qui court autour des tiens
