Parlez-moi
6
Laissez couler vos mots en ruisseau
impétueux ,m'éclaboussant en gerbe d'eau.
Trouvez-Vous ma bouche pulpeuse?
Se fardant d'incarnat
Lorsqu'elle est amoureuse
D'un taiseux renégat.
Dîtes-moi que mes yeux en effilés d'amande
Ont le reflet des cieux se jouant sur la lande.
Trouvez-Vous ma bouche rieuse?
Se creusant de fossettes
Elle devient fiévreuse
De vos mots cher poète.
Parlez moi de mon nez à l'arête si fine
Et de ses orifices qui font belles narines.
Ah ! Vous oubliez ma bouche
La boudeuse qui joue
En prenant l'air farouche
Sous votre souffle fou.
Enfin Vous évoquez l'arrondi d'une épaule
Ayant le satiné neigeux d'une douce corolle.
Mais parlez de ma bouche
Luisante de rosée
Qui incarne la couche
Où l'on peut tout oser.
Vous dîtes de mes hanches qu'elles sont un berceau
Et que la houle y danse dans la vague de ma peau.
Et ma bouche s'arrime
Dans vos élans de feu
Elle a faim de vos rimes
Et a soif de vos yeux
Vous voilà bien muet vous vous arrêtez là ?
Et ne parlez point de ce qu'il y a plus bas
De ce mont de Vénus
Caché sous les ombrages
Attendant la venue
D'un taiseux de passage !
impétueux ,m'éclaboussant en gerbe d'eau.
Trouvez-Vous ma bouche pulpeuse?
Se fardant d'incarnat
Lorsqu'elle est amoureuse
D'un taiseux renégat.
Dîtes-moi que mes yeux en effilés d'amande
Ont le reflet des cieux se jouant sur la lande.
Trouvez-Vous ma bouche rieuse?
Se creusant de fossettes
Elle devient fiévreuse
De vos mots cher poète.
Parlez moi de mon nez à l'arête si fine
Et de ses orifices qui font belles narines.
Ah ! Vous oubliez ma bouche
La boudeuse qui joue
En prenant l'air farouche
Sous votre souffle fou.
Enfin Vous évoquez l'arrondi d'une épaule
Ayant le satiné neigeux d'une douce corolle.
Mais parlez de ma bouche
Luisante de rosée
Qui incarne la couche
Où l'on peut tout oser.
Vous dîtes de mes hanches qu'elles sont un berceau
Et que la houle y danse dans la vague de ma peau.
Et ma bouche s'arrime
Dans vos élans de feu
Elle a faim de vos rimes
Et a soif de vos yeux
Vous voilà bien muet vous vous arrêtez là ?
Et ne parlez point de ce qu'il y a plus bas
De ce mont de Vénus
Caché sous les ombrages
Attendant la venue
D'un taiseux de passage !
