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Le vélo
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Pinède sans fin
dans le matin blanc
moineaux fantômes le vélo
doucement avance roulement moelleux

De sublimes lueurs de lune
illuminent les rayons du vélo

Du proche au lointain tout paraît
calme
sous le ciel d’étain

Pas une masure pas
un signe de vie

Quelques buissons, verts
parmi la pinède
s’envolent dans le matin blanc

Monde sans âme
où le vélo avance

Jusqu’au néant ?

Dans un moment sans fin
qui se déplace
avec lui ?

Hier s’efface
pattes d’oiseaux sur ce matin blanc
les oliviers déteignent dans le décor

L’horloge s’est arrêtée

elle devient muette

Horloge figée

Hébété
la peur l’englue
ses espoirs sont noirs
son voyage est noir.

© Poème posté le 10/01/2024 par Colline

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