Mon canal perdu,
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Vestige d’un passé très lointain
Mon joli canal me fait rêver.
Il a perdu sa vie, c’est certain
Mais nul ne pourrait me l’enlever.
J’aime me promener sur ses rives
Ou la nature a repris ses droits.
Ses eaux grises ne sont plus très vives
Son courant est souvent à l’étroit.
J’aime quand se lève l’éclaircie
D’un rayon de soleil virginal.
À genoux mes sens disent merci
Devant le cadeau de ce chenal.
Les cimes des arbres se devinent,
Cachées par un écran de brouillard.
Des ombres chinoises se dessinent,
Dans ce matin humide et blafard.
Blotti dans son berceau de béton
Au service déférent de l’homme.
Enjambé par d’appréciables ponts,
Ouvrages sobres sans décorum.
Le ciel très lentement se dégage,
Découvrant l’immaculée nature.
Joli paysage sans nuage
Dans une belle campagne pure.
Les roseaux se dressent vers le ciel
Fier de leur superbe paradis.
Les cols verts sont tous là tendanciels
Pour se cacher dans leur futur nid.
Le héron veille son territoire
En protégeant ses prérogatives,
Il ne connaîtra pas de déboire
Car je serais sage pour qu’il vive.
Je marche légèrement sans bruit
Pour me délecter de ces beautés,
Mon sentiment premier me conduit
À ne jamais rien escamoter.
Écrit par Daniel LEFEBVRE
Le 02.01.2024
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