Là où j’ai planté l’arbre
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Quand enfin l’aube révoqua la nuit et abolit l’obscurité, que le soleil reprit ses forces et ramassa ta tête de la fosse du ciel*pour la poser dans mes bras, et que je pus à nouveau rassembler dans mes mains toutes les pièces heureuses de ton beau visage, quand je cessais de pleurer...
des portes invisibles s’ouvrirent là où j’ai planté l’arbre, l'eau salée qui d’habitude remonte le long de tes hanches poursuivit son chemin jusqu'au sommet des branches, des étincelles de lumière passaient à travers la palissade, Il y avait aussi un peu de fumée de cigarettes tenues à la verticale en haut des maisons et des usines, il y avait même une parcelle de ton souffle quand je t’ai embrassée.
Toutes sont entrées dans la chambre aux murs de sucre d’orge et quand je te le dis je me souviens encore de ton regard surpris puis de ton sourire.
des portes invisibles s’ouvrirent là où j’ai planté l’arbre, l'eau salée qui d’habitude remonte le long de tes hanches poursuivit son chemin jusqu'au sommet des branches, des étincelles de lumière passaient à travers la palissade, Il y avait aussi un peu de fumée de cigarettes tenues à la verticale en haut des maisons et des usines, il y avait même une parcelle de ton souffle quand je t’ai embrassée.
Toutes sont entrées dans la chambre aux murs de sucre d’orge et quand je te le dis je me souviens encore de ton regard surpris puis de ton sourire.
* référence à ‘L’inoffensif’ de René Char
