La Madone d'Orient
La Madone d’Orient
L’horizon esquissé par l’abîme céleste
Souffre ce rêve d’Éden aux rives du Jourdain,
Trois nuages de feu s’élèvent en un essaim
Sur ton visage, icône de l’aurore agreste.
Le prodige courtois de ta grâce nubile
Coiffée d’une tiare couronnée de fleurs
Chérit la tentation de feu nos âmes sœurs ;
L’intime nature où la rosée jubile.
L’éclipse de ton corps au spectre corallien
Romance le jour des épousailles sincères
Dans quelques chapelles appelées ministères ;
Une fumante confession du pharisien.
Le bleu des ténèbres magnifie l’intrigant
Improvisé martyr de ta passion obscure ;
Un baiser ardent composé de cyanure
Livré à la contemplation sous Soliman.
Tes yeux sont les deux Évangiles de l’azur,
J’associe l’auguste fontaine de jouvence
Au fleuve angélique poétisant Byzance
Et l’abbé de ses lèvres ordonne l’imprimatur.
Une étoile de pourpre enfante le Bosphore,
Son ombre m’offre le sésame du crépuscule
Quand tendrement ta silhouette me bouscule
Pour cette caresse venant tout juste d’éclore.
R-F LEFORT (18/5/2020)
L’horizon esquissé par l’abîme céleste
Souffre ce rêve d’Éden aux rives du Jourdain,
Trois nuages de feu s’élèvent en un essaim
Sur ton visage, icône de l’aurore agreste.
Le prodige courtois de ta grâce nubile
Coiffée d’une tiare couronnée de fleurs
Chérit la tentation de feu nos âmes sœurs ;
L’intime nature où la rosée jubile.
L’éclipse de ton corps au spectre corallien
Romance le jour des épousailles sincères
Dans quelques chapelles appelées ministères ;
Une fumante confession du pharisien.
Le bleu des ténèbres magnifie l’intrigant
Improvisé martyr de ta passion obscure ;
Un baiser ardent composé de cyanure
Livré à la contemplation sous Soliman.
Tes yeux sont les deux Évangiles de l’azur,
J’associe l’auguste fontaine de jouvence
Au fleuve angélique poétisant Byzance
Et l’abbé de ses lèvres ordonne l’imprimatur.
Une étoile de pourpre enfante le Bosphore,
Son ombre m’offre le sésame du crépuscule
Quand tendrement ta silhouette me bouscule
Pour cette caresse venant tout juste d’éclore.
R-F LEFORT (18/5/2020)
