Je veux faire un vers...
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Je veux faire un vers qui ne parle de rien
Ni de l’hiver, ni du printemps qui sommeille,
Un chant qui mérite bien quelque larcin
Pour jouer aux dés avec le son qui s’éveille
Et, armé de ma lime, amasser le vent,
Les ongles et pieds du castillan, archange
Qui, las, le monde inverse, renverse et change,
Ainsi, frimas sont les déserts du Levant.
Je mendierai un vers de rien
Pour cent bâillements aux corneilles,
Et m’en irai tel un vaurien ;
Bien trouverai quelques merveilles,
Le soir tel un engoulevent,
Qu’importe, d’arène ou d’orange,
Orfèvre au printemps de l’étrange
Que l’oncle a chassé du divan.
Dame, je ne suis point mésange,
Bien folle serait la louange
Du narcisse gisant
au fond de l’étang.
Ni de l’hiver, ni du printemps qui sommeille,
Un chant qui mérite bien quelque larcin
Pour jouer aux dés avec le son qui s’éveille
Et, armé de ma lime, amasser le vent,
Les ongles et pieds du castillan, archange
Qui, las, le monde inverse, renverse et change,
Ainsi, frimas sont les déserts du Levant.
Je mendierai un vers de rien
Pour cent bâillements aux corneilles,
Et m’en irai tel un vaurien ;
Bien trouverai quelques merveilles,
Le soir tel un engoulevent,
Qu’importe, d’arène ou d’orange,
Orfèvre au printemps de l’étrange
Que l’oncle a chassé du divan.
Dame, je ne suis point mésange,
Bien folle serait la louange
Du narcisse gisant
au fond de l’étang.
