Dans le beau ciel azuré
L’Amour lentement se meurt
Violemment frappé
Par une flèche d’or sous le cœur
Ses grandes ailes blanches
Sont éclaboussées de taches rouges
Il tombe de l’éther et son corps flanche
Plus rien en lui ne bouge
Sa grande masse inerte
Fond vers le sol où il tombe
Sans un cri, en une immense perte
Ressemblant de loin à une frêle palombe
« Allons bon ! Ne suis-je pas un dieu? »
Se dit-il en larmes à lui même
En tombant malheureux
Le cœur douloureux, le teint blême
Tandis que tapis dans l’ombre sinistre
Achlys étendant son voile brumeux
Débande son arc d’un sourire triste
En savourant la disparition du dieu des amoureux.
Poème écrit par
Guillaume Prevel
L’Amour est mort
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Tous droits réservés © Poème posté le 22/12/2023 par Guillaume Prevel
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