De la vie à la mort
2
Au début de la vie, tout est bien défini,
Pas de choix, pas d’avis, c’est comme ça qu’on grandit.
Nourri, logé, blanchi, bébé pleur à minuit,
Puni, couvé, bouffi, la magie est finie.
Puis dès les premiers pas, le temps des premières fois,
On avance pas à pas, éduqué par nos choix.
Nos choix qui trop souvent, sont ceux de nos parents,
Dilemme assourdissant, conflit précisément.
Quant à l’adolescence, on cherche reconnaissance,
Le chaos de l’errance, consume notre innocence.
Conflit de liberté, erreur de puberté,
Un choix est avorté, son inverse décidé.
L’adulte ère dans le flou, enchaine les rendez-vous,
Accuse le contrecoup, et court après les sous,
Son garde-fou ancré, l’empêche de sombrer,
Dans la folie outrée, l’adultère jalousé.
Au gré des jours pluvieux, nous devenons plus vieux,
Au fil du temps précieux, nos choix deviennent curieux,
Ce ne sont pas les nôtres, trop souvent ceux des autres,
Nous ne sommes que des hôtes, tout est de de notre faute.
Avant la décadence, être d’ambivalence,
Cultive ses croyances, attise ses différences,
Bien loin de l’harmonie, le désordre survit,
C’est la guerre sans répit, un funeste gâchis.
La planète est détruite, c’est un fait qui s’ébruite,
Le soleil au zénith, éclaire la fin prédite.
À la fin des tourments, c’est la mort qui attend,
Elle attend au tournant, telle une amie d’antan.
De la vie à la mort, vivre sans aucun remord,
Car la suite on l’ignore, comme tant de choses encore,
De la vie à la mort, c’n’est pas un oxymore,
Une odeur inodore, c’n’est pas une anaphore.
