Journal d'un condamné
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Les images défilent, comme les soldats en liesse,
Tandis que je m'étends, en proie à la paresse.
Je suis perdu, encore une fois, sûrement pour toujours.
Il y a quelque chose de brisé en moi, et ce n'est l'amour,
Ni l'amitié, ni les plaisirs et jouissances de la vie
Qui pourront combler ce puits sans fond,
Cette obscurité résidant en un cœur affaibli,
Qui suis-je ? Y a-t-il une réponse à cette question ?
Je me fais mal pour apaiser la douleur
Je brûle de froid, je meurs à chaque pas
Ombre ou lumière, aucune ne me sied
La roue tourne et mon navire coule
Tout matin m'est douceur, aucune issue nulle part ailleurs
Qu'au réveil, chaque soir on me pendra
Je suis toujours sans espoir, jamais inquiet
À mon entour, le bout d'une corde s'enroule.
Je sens mon âme qui s'évente, mon esprit part en fumée
Je la sens soupirer dans mon cou
La tendre sagesse de la mort, liberté
Tandis qu'une lune nettement agitée
Éclaire des idées macabres et floues
La vie me rattrape tandis qu'après la mort je cours
Je la regarde, j'ai presque envie de pleurer
Je vois en elle plus que tout, je ne puis l'éviter
Je me vois et dans son regard énamouré
Je me perds plus d'une fois car j'ai peur de ce reflet
Mon âme réprouvée prend un sentier sans fin
Les étoiles n'ont hélas plus rien à me dire
Leur lumière se perd, plus de nuit, plus de liens
Et jusqu'à se briser, celui qui me pend à la vie s'étire
L'horizon me laisse entrevoir une fin heureuse
Mais aucune de mes prophéties ne se réalisera
J'attends impatiemment l'entrée d'une entité radieuse
Qui de ces maux incurables m'arrachera
Ce sentiment d'être loin de moi-même
Étranger à mon propre regard, perdu dans la fontaine
Plus d'ipséité, ma personne est anathème
Mais je ne me sortirai jamais de cette arène
Un cri enragé me dévore de l'intérieur
Je ne sens plus rien, la fin approche
À cette dernière lueur je me raccroche
Car je sais qu'au delà il n'y a plus de peur
Ma fin est proche, elle vient si vite,
Je n'ai plus faim que d'amour et d'eau fraîche
Ma vie n'est qu'une longue journée de pêche
À attendre inlassablement que l'eau s'agite
Ô monstre des profondeurs, ton œuvre est pénible
Emporte moi loin de ce réceptacle inconscient
Laisse moi espérer qu'une autre vie est possible
Car je n'ai plus de "bon" ni d' "escient"
Je me fais si vite au changement
Que je ne m'attends jamais à l'effondrement
De mes attentes, et de mes désirs
Mais encore d'un bord à l'autre je vire
Les palpitations d'un cœur incertain
La brûlure de pensées insensées
Tout n'est plus qu'un brouillard lointain
Pour celui qui se cherche sans jamais rien trouver
Ce désir de mort m'envahit, je ne décide plus moi-même
Du sort qui m'est destiné, je veux juste en finir
C'est avec moi toujours le même problème
Je n'arrive plus à pleurer, je n'arrive plus à rire
Sortez-moi de ce gouffre empli de terreur
Sortez-moi de ces terres de pénombre
Dites-moi que je mérite ces abysses sombres
Dites-moi ce que j'ai fait pour mériter ces horreurs
Trop de chair sur mes os, je préférais l'argile
Mes soirées sont si difficiles, mes mains sont agiles
Mes matinées seront plus aisées, ma vie fragile
Trop peu d'espoir, pour une existence si futile
Tandis que je m'étends, en proie à la paresse.
Je suis perdu, encore une fois, sûrement pour toujours.
Il y a quelque chose de brisé en moi, et ce n'est l'amour,
Ni l'amitié, ni les plaisirs et jouissances de la vie
Qui pourront combler ce puits sans fond,
Cette obscurité résidant en un cœur affaibli,
Qui suis-je ? Y a-t-il une réponse à cette question ?
Je me fais mal pour apaiser la douleur
Je brûle de froid, je meurs à chaque pas
Ombre ou lumière, aucune ne me sied
La roue tourne et mon navire coule
Tout matin m'est douceur, aucune issue nulle part ailleurs
Qu'au réveil, chaque soir on me pendra
Je suis toujours sans espoir, jamais inquiet
À mon entour, le bout d'une corde s'enroule.
Je sens mon âme qui s'évente, mon esprit part en fumée
Je la sens soupirer dans mon cou
La tendre sagesse de la mort, liberté
Tandis qu'une lune nettement agitée
Éclaire des idées macabres et floues
La vie me rattrape tandis qu'après la mort je cours
Je la regarde, j'ai presque envie de pleurer
Je vois en elle plus que tout, je ne puis l'éviter
Je me vois et dans son regard énamouré
Je me perds plus d'une fois car j'ai peur de ce reflet
Mon âme réprouvée prend un sentier sans fin
Les étoiles n'ont hélas plus rien à me dire
Leur lumière se perd, plus de nuit, plus de liens
Et jusqu'à se briser, celui qui me pend à la vie s'étire
L'horizon me laisse entrevoir une fin heureuse
Mais aucune de mes prophéties ne se réalisera
J'attends impatiemment l'entrée d'une entité radieuse
Qui de ces maux incurables m'arrachera
Ce sentiment d'être loin de moi-même
Étranger à mon propre regard, perdu dans la fontaine
Plus d'ipséité, ma personne est anathème
Mais je ne me sortirai jamais de cette arène
Un cri enragé me dévore de l'intérieur
Je ne sens plus rien, la fin approche
À cette dernière lueur je me raccroche
Car je sais qu'au delà il n'y a plus de peur
Ma fin est proche, elle vient si vite,
Je n'ai plus faim que d'amour et d'eau fraîche
Ma vie n'est qu'une longue journée de pêche
À attendre inlassablement que l'eau s'agite
Ô monstre des profondeurs, ton œuvre est pénible
Emporte moi loin de ce réceptacle inconscient
Laisse moi espérer qu'une autre vie est possible
Car je n'ai plus de "bon" ni d' "escient"
Je me fais si vite au changement
Que je ne m'attends jamais à l'effondrement
De mes attentes, et de mes désirs
Mais encore d'un bord à l'autre je vire
Les palpitations d'un cœur incertain
La brûlure de pensées insensées
Tout n'est plus qu'un brouillard lointain
Pour celui qui se cherche sans jamais rien trouver
Ce désir de mort m'envahit, je ne décide plus moi-même
Du sort qui m'est destiné, je veux juste en finir
C'est avec moi toujours le même problème
Je n'arrive plus à pleurer, je n'arrive plus à rire
Sortez-moi de ce gouffre empli de terreur
Sortez-moi de ces terres de pénombre
Dites-moi que je mérite ces abysses sombres
Dites-moi ce que j'ai fait pour mériter ces horreurs
Trop de chair sur mes os, je préférais l'argile
Mes soirées sont si difficiles, mes mains sont agiles
Mes matinées seront plus aisées, ma vie fragile
Trop peu d'espoir, pour une existence si futile
Journal et poésie peuvent toujours être synonymes.
