Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Tempête
2

Cornant au point de disloquer la mer,
Jamais le vent n’a été si violent,
Le ciel semble un océan à l’envers
D’où tomberaient mille sabres tranchants.

Les goélands eux-mêmes en panique
Ne discernent plus de l’onde l’élan
Dans ce grand tableau d’un gris métallique
Qui gronde et tournoie comme un ouragan.

Au loin chancellent de frêles esquifs
Sur les crêtes blêmes tentant de fuir
Les paquets de mer lourds et si massifs
Qu’ils auront tôt fait de les engloutir.

Certains dans l’effroi ont eu plus de chance
Et à grands efforts ont rejoint le port,
Sur le rivage, dans la délivrance
D’avoir échappé au péril de mort :

Sur les lèvres des marins d’infortune
Tremble encore l’adresse à Notre Dame,
Les pieds dans le sable, au clair d’une lune
Que fouette encore le reste des lames.

© Poème posté le 02/12/2023 par Fregat

...
× Illustration agrandie