Fin
1
Après s’être plié le long du classicisme
S’être tordu le nerf au plus près de la loi
S’être contrit dans l’implacable monachisme
Du vers et de sa règle en avoir fait sa foi,
Il était temps de terminer cet acte coi
Qui menait, veule, à lui seul au manichéisme
On aurait pu se demander comment, pourquoi,
Mais ce fût aussi bête qu’un apathéisme.
Alors j’allais comme on s’en va vers les hivers
Battre un dernier sonnet comme on crie aux enfers
- Ah bons dieux, laissez-moi le doute !
J'écrirai désormais en prose et c’est aux fers
Que je laisse brûler ces quelques mots offerts
A la règle qui me dégoûte.
S’être tordu le nerf au plus près de la loi
S’être contrit dans l’implacable monachisme
Du vers et de sa règle en avoir fait sa foi,
Il était temps de terminer cet acte coi
Qui menait, veule, à lui seul au manichéisme
On aurait pu se demander comment, pourquoi,
Mais ce fût aussi bête qu’un apathéisme.
Alors j’allais comme on s’en va vers les hivers
Battre un dernier sonnet comme on crie aux enfers
- Ah bons dieux, laissez-moi le doute !
J'écrirai désormais en prose et c’est aux fers
Que je laisse brûler ces quelques mots offerts
A la règle qui me dégoûte.
