Retour
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Cet âge malaimé qu’on dit sur le retour
je le vois buissonnier comme un chemin d’enfance
que m’offrirait la vie, une ultime vacance,
je ne me lasse pas d’en suivre les contours
M’adonnant chaque jour un peu plus aux détours
à la saveur des fruits plutôt qu’à leurs promesses
au refrain de l’oiseau plutôt qu’à ses prouesses
mon périple s’achève en succulent parcours
L’Amérique ne hèle plus des caravelles
et les fleuves ont bu tous les Eldorado
mais ce petit ruisseau qui joue de son grelot
sous une arche de pierre, à mes pieds, m’ensorcelle
Dans ses courbes, je crois, je trouverais encore
le fragile radeau de mes courses d’enfant
je l’avais délaissé pour un catamaran
mais les vents apaisés me ramènent au port
je le vois buissonnier comme un chemin d’enfance
que m’offrirait la vie, une ultime vacance,
je ne me lasse pas d’en suivre les contours
M’adonnant chaque jour un peu plus aux détours
à la saveur des fruits plutôt qu’à leurs promesses
au refrain de l’oiseau plutôt qu’à ses prouesses
mon périple s’achève en succulent parcours
L’Amérique ne hèle plus des caravelles
et les fleuves ont bu tous les Eldorado
mais ce petit ruisseau qui joue de son grelot
sous une arche de pierre, à mes pieds, m’ensorcelle
Dans ses courbes, je crois, je trouverais encore
le fragile radeau de mes courses d’enfant
je l’avais délaissé pour un catamaran
mais les vents apaisés me ramènent au port
