Dans un petit village au sommet des collines,
On entendait tristement sonner les matines.
Le bedeau de l’église aux bras de moussaillons
Balançait la corde au beffroi des carillons.
Il annonçait la mort du pieux frère Jacques
En ce matin clair et béni du jour de Pâques.
Allez, chers citoyens ; dormez-vous, dormez-vous ?
Priez pour Saint-Jacques, mettez-vous à genoux !
Hier au déclin du jour, le bourg noctambule
Entendit des coups de fusil au crépuscule.
Trois coups de pistolet ; bing, baing, bong !
Sonnez les matines ; ding, daing, dong !
