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Ballade des faubourgs
2

Comme un phare sur la plaine,
gracile et blanche une tour
sans créneaux ni châtelaine,
simple cheminée urbaine,
s’élève au cœur du faubourg.

Pour une beauté volage
un paladin amoureux
prit cette tour en otage,
y grimpa jusqu’aux nuages
et peignit ces mots fiévreux : 

« Je t’aime, Eric », un long cri
d’espoir jeté dans l’espace
par un soupirant meurtri
pour retourner le mépris
d’une fille au cœur de glace.

Soufflée par cette prouesse
qui l’élève jusqu’aux nues,
l’élue, dans sa forteresse
aura-t-elle la noblesse
d’avouer qu’elle est émue ?

Envoi

Princesse, la vie est brève ;
jamais n'aurez alentour
plus grande preuve d'amour.
Ne laissez passer un rêve
aussi puissant qu'une tour.

© Poème posté le 11/11/2023 par Cardaline

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