Novembre
8
Accrochant à l’aube ses brumes
Au ras du sol et des buissons,
Sur l’arbre que son vent déplume
Il fait courir de longs frissons…
Figées, des perles de rosée
Satinent les ultimes fleurs,
Dans les bras d’un brouillard épais,
Ses matins pleurent les couleurs…
Là-haut de nouveaux migrateurs
Le saluent de leurs ombres lasses,
Le jour est pris dans la torpeur
Qu'il épingle en toute surface...
Du soleil gommé ne subsiste
Dans un bout de ciel qu’un halo,
Et c’est sous cette cape triste
Qu’il chemine, sans dire un mot…
Novembre n’est que le chagrin
D’un pauvre vieux loup affamé
Qui fouille en vain chaque recoin
Des landes perdues et troublées.
Au ras du sol et des buissons,
Sur l’arbre que son vent déplume
Il fait courir de longs frissons…
Figées, des perles de rosée
Satinent les ultimes fleurs,
Dans les bras d’un brouillard épais,
Ses matins pleurent les couleurs…
Là-haut de nouveaux migrateurs
Le saluent de leurs ombres lasses,
Le jour est pris dans la torpeur
Qu'il épingle en toute surface...
Du soleil gommé ne subsiste
Dans un bout de ciel qu’un halo,
Et c’est sous cette cape triste
Qu’il chemine, sans dire un mot…
Novembre n’est que le chagrin
D’un pauvre vieux loup affamé
Qui fouille en vain chaque recoin
Des landes perdues et troublées.
