J'ai pris mon temps
3
J’ai pris mon temps pour rêver au jardin
En prenant pour intime amie la Lune,
Goûtant au soir le cortège sans fin
Des étoiles réfléchies sur ses dunes.
J’ai pris mon temps pour surprendre au buisson,
Dissimulée, la flamme d’un oiseau,
La poudre bleue d’un furtif papillon
Sous l’été doré berçant les rameaux.
J’ai pris mon temps pour suivre l’hirondelle,
Tout là-haut, dans son périple instinctif,
Dans ces ciels d’automne qui se pommèlent
Au-dessus des plaines et des récifs.
J’ai bien pris mon temps pour être de pluie,
Cette goutte tombée d’un rond nuage,
Qui glissa sur le pétale alangui
D’une ancolie, troublant son cœur sauvage…
Ah douce fleur que je n’ai plus quittée !
Depuis sa corolle et en sa fraîcheur,
Cette délicatesse, jamais fanée,
Habite depuis le front de mon cœur.
En prenant pour intime amie la Lune,
Goûtant au soir le cortège sans fin
Des étoiles réfléchies sur ses dunes.
J’ai pris mon temps pour surprendre au buisson,
Dissimulée, la flamme d’un oiseau,
La poudre bleue d’un furtif papillon
Sous l’été doré berçant les rameaux.
J’ai pris mon temps pour suivre l’hirondelle,
Tout là-haut, dans son périple instinctif,
Dans ces ciels d’automne qui se pommèlent
Au-dessus des plaines et des récifs.
J’ai bien pris mon temps pour être de pluie,
Cette goutte tombée d’un rond nuage,
Qui glissa sur le pétale alangui
D’une ancolie, troublant son cœur sauvage…
Ah douce fleur que je n’ai plus quittée !
Depuis sa corolle et en sa fraîcheur,
Cette délicatesse, jamais fanée,
Habite depuis le front de mon cœur.
