Rue Charles Baudelaire
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Suivons les boulevards où le luxe étincelle,
les longues avenues que la pierre embellit,
au bord de la banlieue sommeille une ruelle
dont les maisons se noient dans la mélancolie.
À leur pied, défleurit un jardin minuscule
que le vent et la pluie ont peur de caresser.
Courte et courbe à la fois ainsi qu’une virgule,
la rue module en gris ses murs et sa chaussée.
Dans ce port maritime ouvert au vaste monde
où se sont illustrés de fabuleux marins,
les lauriers d’un poète à l’œuvre peu féconde
sont de bien peu de poids : le poids d’un petit grain
comme ceux que le vent déverse par rafales
et qu’on oublie sitôt que le soleil revient.
Laisses le galon d’or au front de l’amiral,
poète que le Temps a promu magicien.
Par le rythme envoûtant du verbe de ta lyre
continues de semer tes immortelles Fleurs.
Depuis longtemps ton nom ne cesse de grandir,
et tes vers souverains, de conquérir les cœurs.
les longues avenues que la pierre embellit,
au bord de la banlieue sommeille une ruelle
dont les maisons se noient dans la mélancolie.
À leur pied, défleurit un jardin minuscule
que le vent et la pluie ont peur de caresser.
Courte et courbe à la fois ainsi qu’une virgule,
la rue module en gris ses murs et sa chaussée.
Dans ce port maritime ouvert au vaste monde
où se sont illustrés de fabuleux marins,
les lauriers d’un poète à l’œuvre peu féconde
sont de bien peu de poids : le poids d’un petit grain
comme ceux que le vent déverse par rafales
et qu’on oublie sitôt que le soleil revient.
Laisses le galon d’or au front de l’amiral,
poète que le Temps a promu magicien.
Par le rythme envoûtant du verbe de ta lyre
continues de semer tes immortelles Fleurs.
Depuis longtemps ton nom ne cesse de grandir,
et tes vers souverains, de conquérir les cœurs.
