Dimanche d'octobre
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Plages de sable fin sagement repliées
entre les draps de bain
écrins de vents iodés
Les genoux de l'été pâlissent sous la treille
qui détache vermeilles
ses mains de parchemin
Le dimanche est songeur et traîne un peu les pieds
en raclements de feuilles
qui tapissent l'allée
Dépouillé des oiseaux
le verger se recueille
c'est un cloître désert où le vent chante seul
et la migraine joue de son maillet railleur
au cadran de ma tempe où s’écrasent les heures
entre les draps de bain
écrins de vents iodés
Les genoux de l'été pâlissent sous la treille
qui détache vermeilles
ses mains de parchemin
Le dimanche est songeur et traîne un peu les pieds
en raclements de feuilles
qui tapissent l'allée
Dépouillé des oiseaux
le verger se recueille
c'est un cloître désert où le vent chante seul
et la migraine joue de son maillet railleur
au cadran de ma tempe où s’écrasent les heures
