Le sommeil éternel, où se morfond Morphée,
Est comme, d’une petite mort, la porte de sortie,
Quand l’aorte épuisé, de la sorte, amortie,
Se marchande la morphine de la poudre de fée.
Si dans ses bras puissants, toute l'angoisse disparait,
Que s’abolit un temps, dissous dans le sable,
L’insatiable amant se sait insaisissable,
Et, tel Shéhérazade, renouvelle ses attraits.
Je m’endors au château des contes et des fables,
Dit de sa voix profonde de proverbiale forêt,
J’y puise dans les tréfonds d’insondables marais,
De secrets enfouis, les trésors ineffables.
De cryptes énigmatiques, hiératiques, hors d’atteinte,
D’impassibles Atlantes et de peuplades éteintes,
Je m’escrime à transcrire, hiéroglyphes hors d’usage,
-En scribe d’Egypte ancienne-, langues mortes et sourds présages.
Poème écrit par
Deshaiessaintes
Morphée osant faire
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Tous droits réservés © Poème posté le 10/10/2023 par Deshaiessaintes
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