L'amour dont nul ne peut
se tenir de faire cas
sans répondre aux trois coups
d'une farce qui commence
ne laisse pas de maudire
l'ennui dans la coulisse
qui lui vole tous les soirs
le meilleur du spectacle
Alors qu'une marguerite
un pétale derrière l'autre
effeuille sur le premier
les restes du dernier acte
Jouons-nous de l'amour
en apprenant ensemble
ce qu'il faut désapprendre
pour le réinventer
Et par un bras d'honneur
à l'ennui qui le guette
retrouvons-nous chacun
dans l'autre qui l'a fait naître
Toi par amour pour moi
qui n'y a jamais cru
Moi par amour pour toi
qui n'y croit déjà plus.
