Les matins de septembre
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Les matins de septembre
humides les pieds nus
tendent des lingeries aux branches des pommiers
Le soleil peine un peu
à sortir de ses draps
et tarde à nous offrir l’or de son œuf au plat
Du fouillis de la haie
où s’éveille un oiseau
un timide grelot nous tient lieu de clairon
Les matins de septembre
embués de flanelle
peignent du bout des yeux de blondes aquarelles
humides les pieds nus
tendent des lingeries aux branches des pommiers
Le soleil peine un peu
à sortir de ses draps
et tarde à nous offrir l’or de son œuf au plat
Du fouillis de la haie
où s’éveille un oiseau
un timide grelot nous tient lieu de clairon
Les matins de septembre
embués de flanelle
peignent du bout des yeux de blondes aquarelles
