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Le soleil était d’or
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« Le poète chante et ses mots sont des refrains
Qui reflètent nos cœurs. »



Le soleil était d’or de pollen et d’été
La porte entrebâillée accueillait la lumière
S’engouffrant sur un fil dans le creux de la pierre
Et ce rayon ardent dessinait la gaieté.

Midi sonnait alors au clocher de l’église
Et le temps avançait comme ces voyageurs
Embarquant sur le pont d’un bateau migrateur
Qui s’élance à l’assaut de vagues insoumises.

J’avais mis ce matin une robe légère
Mes pieds nus naviguaient sur le frais carrelage.
J’écoutais le chanteur aux accents d’un autre âge
Et sa voix déclamait sa pensée, sa prière.

Sa chanson me troublait son verbe était poème
Le refrain était cri hurlant tout son dégoût
De cette humanité rampant sur les genoux
Et qui a oublié que l’amour est emblème.

Arpèges de guitare et violon valsant
Sur l’archet qui jonglait par son chant exalté
J’entendais son appel au bout de son doigté
Il entrait dans mon cœur ouvert à son venant.

Les couplets s’installaient au rebord de ses mots
Dans leur foisonnement d’oiseaux et de cigales.
J’en avais le vertige au son de mon escale
Au pays d’utopie avortée d’idéaux.

Le soleil était d’or de pollen et d’été
Dans cette heure enivrée de terres inconnues
Le poète chantait ses souvenirs perdus,
Sa rage d’exister par la Fraternité.

Dans ma robe légère, j’écoutais Jean Vasca.

https://www.jbpoesie.com

© Poème posté le 27/09/2023 par Jeannine B

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