Je coule comme une boule
Dans l’eau lourde du lac.
Les vils sont maboules
Et les villes sont à sac.
La houle, elle, me ballote,
Gentiment me berce en halo
De paix. Comme la calotte
Glaciaire, je me jette à l’eau.
Me voilà fort noyé par les flots
D’informations qui m’agressent
Et me glissent dessus, c’est balo.
Le malheur n’est que maladresse.
Mais toujours ; à la fin de l’envoi
Les vils touchent, coup d’estoc !
Estomaqué, j’en perds la voix,
La noie défaite est mastoc.
La houle devient houille
Et cela me fait mal.
La suite me souille
D’une suie peu banale.
