Nuit d'insomnie
2
L'horloge, dans son ventre gras,
battant avec monotonie,
d'un balancier, comme d'un bras,
berce mes heures d'insomnie.
Hypnos, sous l'ampoule jaunie,
l'œil somnolent, rejoint ses draps,
me lançant, non sans ironie :
" je vais dormir, tu éteindras ".
- Comment, déjà ? L'horloge sonne.
Il est cinq heures ? - Ça t'étonne ?
dit-il, partant finir sa nuit,
me laissant compter, par sa faute,
moutonnier, par dessus mon lit,
le reste d'un troupeau qui saute...
battant avec monotonie,
d'un balancier, comme d'un bras,
berce mes heures d'insomnie.
Hypnos, sous l'ampoule jaunie,
l'œil somnolent, rejoint ses draps,
me lançant, non sans ironie :
" je vais dormir, tu éteindras ".
- Comment, déjà ? L'horloge sonne.
Il est cinq heures ? - Ça t'étonne ?
dit-il, partant finir sa nuit,
me laissant compter, par sa faute,
moutonnier, par dessus mon lit,
le reste d'un troupeau qui saute...
