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Les grands yeux


Les hivers s’amassaient, ultimes horizons ;
Derrière eux, c’était noir d’absence inconcevable !
On n’y pouvait plus voir qu’obscurité totale,
Où de grands yeux essaient de percer l’orbe abscons…

Le monde supposé de l’errance des morts,
Limbes dont l’existence est d’un espoir futile,
Mirage, transe, Un écho qu’un incube habite !
- C’est un fantôme usé, né dans de très vieux bourgs

Mal famés, c'est interlope et sombrement chaud
(Il passe vaguement des silhouettes), trouble ;
Tamis de mailles, tailladé, d’où fuit le sable,
Ce crible cher au trope… et littéraire assaut !

Et comme il n’était pas d’alternative au mal,
Puisque nulle promesse y puisse engendrer joie,
Que Dieu n’a qu’une fesse, et le Diable est une oie ;
Puisqu’il faut tant de pas de cette coupe au miel,

J’ai mis mon fanatisme au plus lointain des cieux !
Si je parle aux esprits c’est qu’ils ont des oreilles,
Et même si tu ris, bel azur,… ou tu saignes ?
Ma croyance est un isthme, ô féerie aux grands yeux !

© Poème posté le 22/08/2023 par Salus

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