Rouge est le sang des guerriers maures...
Rouge est le sang des guerriers Maures
Se mêlant à l’ivraie des fontaines,
Rouge est le sang des guerriers Maures
Imbibant les pierres « lichenesques »...
L’enfant se mire et les sirènes
L’attirent de leurs voix arabesques
Puis il se penche et calmement
Remue les algues fulgurantes !
Ce chant est un susurrement :
La voix des peuplades indiennes,
Des traditions avilissantes,
Pourtant c’est beau, c’est émouvant.
Autour de lui, le vent déplace
Photons de sable et boîtes crâniennes,
Tout cela va à vau - l’espace
Et c’est l’effet d’un galet rond !
Une cascade de sécheresse attise le brasier de sa soif :
C’est que le rêve devient félon ! Ses os rosissent
S’irisent et crissent !
Alezan à la mauve iris et au sabot serti de nacre !
Tu voles, cours, nages, t’ouvres en calice !
Levain, galop de tambourins...
Aux voiles de ta couche - fiacre
Dansent les sexes des eunuques
Enduits d’un onguent, parfum de musc
Qui imprègne ton baldaquin.
Cette chaleur, cette moiteur
Lourdes et confuses
Sont des prémices de perdition,
En quelque tour des cabalistes
Pavoisent sur ton extinction !
Si belle elle est ta Salomé !
De sa marée s’élance ta sève !
Dedans les cachots du palais
Une tête tombe, s’abat le rêve !
Ses doigts perclus de métal froid
Percolent ta colonne vertébrée :
Il n’est plus temps d’avoir la foi,
Le Christ ne peut plus te sauver.
Des licornes couleur d’absinthe
Trébuchent en tes veines torsadées,
Tu es au - delà de la crainte,
Au - delà des âmes constellées...
Les mille torches des levantines
Sont des lueurs si désuètes
Que les pirogues encrées de Chine
Se rient de ces phares obsolètes.
Dans un flocon ceint de résine
Qu’irise la chaleur du foyer,
Maman, de sa voix alcaline
Apaise ton corps désaffecté.
Point ne s’apaisent les fulgurances,
Ta maladie est enchantée :
Anamorphose de l’errance,
Ainsi soit elle ta vérité !
Ton corps, à présent possédé
Périclite par tous les pores,
Le métal fut assaisonné
De la chair fraîche de l’hellébore.
Ta rotation est planétaire :
Des fleuves de tôles torturées
À l’épicentre de lumière,
Ton âme compose, seule, aérée...
Enfin, debout et primitif
Nu et huilé dans le Bengale,
Tu meurs dans le sang d’un chacal
Dont la peau flotte
Sur les récifs.
Se mêlant à l’ivraie des fontaines,
Rouge est le sang des guerriers Maures
Imbibant les pierres « lichenesques »...
L’enfant se mire et les sirènes
L’attirent de leurs voix arabesques
Puis il se penche et calmement
Remue les algues fulgurantes !
Ce chant est un susurrement :
La voix des peuplades indiennes,
Des traditions avilissantes,
Pourtant c’est beau, c’est émouvant.
Autour de lui, le vent déplace
Photons de sable et boîtes crâniennes,
Tout cela va à vau - l’espace
Et c’est l’effet d’un galet rond !
Une cascade de sécheresse attise le brasier de sa soif :
C’est que le rêve devient félon ! Ses os rosissent
S’irisent et crissent !
Alezan à la mauve iris et au sabot serti de nacre !
Tu voles, cours, nages, t’ouvres en calice !
Levain, galop de tambourins...
Aux voiles de ta couche - fiacre
Dansent les sexes des eunuques
Enduits d’un onguent, parfum de musc
Qui imprègne ton baldaquin.
Cette chaleur, cette moiteur
Lourdes et confuses
Sont des prémices de perdition,
En quelque tour des cabalistes
Pavoisent sur ton extinction !
Si belle elle est ta Salomé !
De sa marée s’élance ta sève !
Dedans les cachots du palais
Une tête tombe, s’abat le rêve !
Ses doigts perclus de métal froid
Percolent ta colonne vertébrée :
Il n’est plus temps d’avoir la foi,
Le Christ ne peut plus te sauver.
Des licornes couleur d’absinthe
Trébuchent en tes veines torsadées,
Tu es au - delà de la crainte,
Au - delà des âmes constellées...
Les mille torches des levantines
Sont des lueurs si désuètes
Que les pirogues encrées de Chine
Se rient de ces phares obsolètes.
Dans un flocon ceint de résine
Qu’irise la chaleur du foyer,
Maman, de sa voix alcaline
Apaise ton corps désaffecté.
Point ne s’apaisent les fulgurances,
Ta maladie est enchantée :
Anamorphose de l’errance,
Ainsi soit elle ta vérité !
Ton corps, à présent possédé
Périclite par tous les pores,
Le métal fut assaisonné
De la chair fraîche de l’hellébore.
Ta rotation est planétaire :
Des fleuves de tôles torturées
À l’épicentre de lumière,
Ton âme compose, seule, aérée...
Enfin, debout et primitif
Nu et huilé dans le Bengale,
Tu meurs dans le sang d’un chacal
Dont la peau flotte
Sur les récifs.
