Ile d'Houat
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En labourant la mer et ses prairies ardentes
j’ai ouvert un sillon vers l’île vacillante
Empanachée de brume
auréolée d’oiseaux
les pieds fleuris d’écume
elle tanguait
mordant de ses créneaux l’azur
elle attisait farouche un désir de capture
Tout un jour j’ai foulé son échine et mon rêve
ciselé sous mes pas son granit et ses grèves
Tout un jour j’ai cherché
au creux de ses rochers
le frémissant secret
d’une rare orchidée*
La nacre d’un voilier ourlait au loin le monde
et je m’émerveillais que la mer fût si ronde !
j’ai ouvert un sillon vers l’île vacillante
Empanachée de brume
auréolée d’oiseaux
les pieds fleuris d’écume
elle tanguait
mordant de ses créneaux l’azur
elle attisait farouche un désir de capture
Tout un jour j’ai foulé son échine et mon rêve
ciselé sous mes pas son granit et ses grèves
Tout un jour j’ai cherché
au creux de ses rochers
le frémissant secret
d’une rare orchidée*
La nacre d’un voilier ourlait au loin le monde
et je m’émerveillais que la mer fût si ronde !
*L’ophrys de la Passion est une petite orchidée sauvage plutôt rare sous nos climats mais qu’abrite, dit-on, l’île d'Houat au printemps.
