Ephémère espièglerie
5
Assise devant une feuille blanche,
Cadeau précieux de l‘arbre,
Imaginant Eluard, Colette, Sand, Prévert
et tant d‘Autres,
Je me tiens fébrilement droite sur la chaise.
Le chat de poète, source d’inspiration et ami fidèle de l’écrivain,
Est près de moi, conscient de son importance.
Car chat de poète, ce n’est pas rien !
Sauf pour mon doux matou,
Qui passe la patte sur sa frimousse rousse,
M’ignorant totalement,
Vérifiant juste de temps en temps,
A travers l’éclat de ses yeux d’or,
Les courbes de l’encre.
"Condescendance royale » me dit-il,
Absent à l’importance de l’instant.
Moi qui pensais être Fille de Plume.
Revenons à nos …. moutons ?
Non, revenons à nos mots ronds, petit pata …. chon.
Une voix surgit du passé :
Ca suffit !
Elève Éphémère, vous me copierez cent fois « petit patapon » !
Et allez au coin !
Si la maîtresse savait ….
Je me sens Cancre de Jacques Prévert … si heureuse !
Un peu de sérieux que diable !
Queue du diable ?
Allons Éphémère, tu vas finir dans la cage aux oiseaux,
Et pas sûr que quelqu’un chante assez fort pour te libérer.
Je savoure.
La punition, hélas, prend fin,
Me revoilà devant l’éclat de la page nue.
Ecrire, un point c’est tout !
Non, non, non,
Ce n’est pas tout !
Il faut des mots entre les points,
Sinon cela ne sert à rien !
Je pense à ces poètes
Qui écrivent des mots beaux
Comme s’il en pleuvait,
C‘est si émouvant !
Un souvenir apparaît soudain : la petite fille que j’étais, enfilant son tutu,
S'imaginant étoile au milieu des cygnes blancs.
La plume a remplacé le tutu,
Le rêve rêve encore : étoile, une vraie étoile !
Au firmament des poètes !
Cadeau précieux de l‘arbre,
Imaginant Eluard, Colette, Sand, Prévert
et tant d‘Autres,
Je me tiens fébrilement droite sur la chaise.
Le chat de poète, source d’inspiration et ami fidèle de l’écrivain,
Est près de moi, conscient de son importance.
Car chat de poète, ce n’est pas rien !
Sauf pour mon doux matou,
Qui passe la patte sur sa frimousse rousse,
M’ignorant totalement,
Vérifiant juste de temps en temps,
A travers l’éclat de ses yeux d’or,
Les courbes de l’encre.
"Condescendance royale » me dit-il,
Absent à l’importance de l’instant.
Moi qui pensais être Fille de Plume.
Revenons à nos …. moutons ?
Non, revenons à nos mots ronds, petit pata …. chon.
Une voix surgit du passé :
Ca suffit !
Elève Éphémère, vous me copierez cent fois « petit patapon » !
Et allez au coin !
Si la maîtresse savait ….
Je me sens Cancre de Jacques Prévert … si heureuse !
Un peu de sérieux que diable !
Queue du diable ?
Allons Éphémère, tu vas finir dans la cage aux oiseaux,
Et pas sûr que quelqu’un chante assez fort pour te libérer.
Je savoure.
La punition, hélas, prend fin,
Me revoilà devant l’éclat de la page nue.
Ecrire, un point c’est tout !
Non, non, non,
Ce n’est pas tout !
Il faut des mots entre les points,
Sinon cela ne sert à rien !
Je pense à ces poètes
Qui écrivent des mots beaux
Comme s’il en pleuvait,
C‘est si émouvant !
Un souvenir apparaît soudain : la petite fille que j’étais, enfilant son tutu,
S'imaginant étoile au milieu des cygnes blancs.
La plume a remplacé le tutu,
Le rêve rêve encore : étoile, une vraie étoile !
Au firmament des poètes !
