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Renaissances
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Eberluée la mer
s'étonne d'enfanter entre ses draps froissés
ces grappes de baigneurs
huilés comme beignets en caleçons à fleurs

Ils se sont arrachés
aux relents du bitume aride des cités
qui les tenaient pressés rêvant de délivrance

ils suffoquent
trop d’air leur brûle les poumons
tandis qu’à bras le corps
la mer dans les brisants
pétrit ces nourrissons
qui roulent
rougissant
de vagues en frissons

Vautrés sur sa mamelle
tétant un lait d’écume sous un soleil poivré
ces tendres nouveau-nés lui flairent les aisselles
de leur museau pelé
avec un air pâmé
qui fait battre son cœur

© Poème posté le 10/07/2023 par Arielle

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