Jour ensoleillé
1
Tu as brodé ton aube en robe de batiste
Où ta tristesse est d'ors, flambant l'yeuse en nos yeux
Entés d’ailleurs, à ne hanter l’heure aux aïeux
Pour des dieux dans l’attente. Hauts, tes doigts d'alchimiste
Pourvoient l’orbe arrosé d’une aurore en essor
Coulant la braise aux bois, dont flamboie un levant.
L’épine et puis l’épi, que miel boit sous le vent
Blessent par lumière un œil tiré par le sort*
Hors de sa boue. La belle aubade en l'échanson
Tel son la chante où l'or tisse avec lin et son*
Dont nous naissons, ce jour errant dans la prière
Et l’adieu d’un rieur qui, borde un monde d’onde
Où la rose s’inonde, et la moisson s’émonde.
Tu m’étêtas, faucille, où je meurs à hier.
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(* = Rumi : « La blessure est l’endroit par lequel la lumière entre en vous ». Baudelaire : « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or ». Poètes transmutants, alchimistes du Verbe.)
Où ta tristesse est d'ors, flambant l'yeuse en nos yeux
Entés d’ailleurs, à ne hanter l’heure aux aïeux
Pour des dieux dans l’attente. Hauts, tes doigts d'alchimiste
Pourvoient l’orbe arrosé d’une aurore en essor
Coulant la braise aux bois, dont flamboie un levant.
L’épine et puis l’épi, que miel boit sous le vent
Blessent par lumière un œil tiré par le sort*
Hors de sa boue. La belle aubade en l'échanson
Tel son la chante où l'or tisse avec lin et son*
Dont nous naissons, ce jour errant dans la prière
Et l’adieu d’un rieur qui, borde un monde d’onde
Où la rose s’inonde, et la moisson s’émonde.
Tu m’étêtas, faucille, où je meurs à hier.
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(* = Rumi : « La blessure est l’endroit par lequel la lumière entre en vous ». Baudelaire : « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or ». Poètes transmutants, alchimistes du Verbe.)
