Je traverse le monde À grandes enjambées transparentes
Je traverse le monde
À grandes enjambées transparentes
Je croise les mains dans le dos du vent
Mes larmes sont des gouttes d’air
Remontant la légende des arbres
J’ai le ventre empli de foin invisible
La vapeur de mes paroles
Mouille à peine la charpente des mots
Non plus que les lèvres du silence
Je vis en foulée filiforme
Entre la fenêtre d’où l'on regarde
Et ce que l’on y voit au loin
D'ombrées et de soulanes
Je ne suis qu’un souffle coupé
Épiant dans son halo de bruyères
Je suis une lame effilée de brume
Frôlant la gorge des coteaux
Je suis une ligne brisée d’essart
À grandes enjambées transparentes
Je croise les mains dans le dos du vent
Mes larmes sont des gouttes d’air
Remontant la légende des arbres
J’ai le ventre empli de foin invisible
La vapeur de mes paroles
Mouille à peine la charpente des mots
Non plus que les lèvres du silence
Je vis en foulée filiforme
Entre la fenêtre d’où l'on regarde
Et ce que l’on y voit au loin
D'ombrées et de soulanes
Je ne suis qu’un souffle coupé
Épiant dans son halo de bruyères
Je suis une lame effilée de brume
Frôlant la gorge des coteaux
Je suis une ligne brisée d’essart
