L’homme est parti de loin
Des confins de la Transylvanie
Fuyant sans regret l’ignominie
Pour s’offrir une nouvelle vie
Sur la scène d’un dernier soir
Les notes prennent un autre sens
L’obsédante musique réécrit l’histoire
Au rythme endiablé de son archet
Dans le regard figé du vieil homme
Tout le destin d’un peuple brisé
Des images d’un autre temps défilent
Chapelet de notes et sa valse folle
Le spectacle tire à sa fin
L’orchestre s'efface pour un long solo
Une larme glisse doucement
Illuminant son visage buriné
Le public debout crie son émotion
Des gens pleurent à chaudes larmes
D’autres étreignent leur voisin
L’artiste a tiré sa révérence
Ultime sanglot arraché
à son violon tsygane
