Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Puisqu’il faut, (qu’hélas), jeunesse se passe

Des tremblements nerveux, les répliques incendiaires
Enflamment l’imaginaire et l’alcool frelaté,
Bonnie qui recompose, malgré le booze,(1) altière,
D’images originelles, les éclats fragmentés.

Sur le corps fracassé, les traces de coups bleuissent,
Jaunissent, en bourgeonnant, dans l’attente du printemps
De jeunesses maladives qui, s’essoufflant, finissent
Dans une parade foraine de bubons s’éclatant.

Les bataillons forant les entrailles du soleil,
Les braillards s’éraillant pour l’embrasement viet,
-Les cheveux en bataille et l’anneau à l’oreille,-
Grésillent telles des phalènes sur une galène soviet.

Comme dans le flash shooté d’un néon de dancing,
Remonte, intermittente, grisée d’amphétamines,
Des pin-up, qu’à l’usage, essorèrent les pressings,
L’attente, dans la grisaille, du rush d’adrénaline.
(1)alcool

Tous droits réservés © Poème posté le 22/05/2023 par Deshaiessaintes

...
× Illustration agrandie