Espérance
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Afrique, et le continent tout entier se jetait dans les mers. On les appelait les falaises de
l’espérance comme ci au-delà l’avenir semblait plus serein, alors qu’il n’était fait que de
roches et de sable suicidés entre deux océans. J’ai pris ce train le long du littoral, le soleil
effleurait la terre, ocre, bleue, sang polychrome de sentiments. Les anonymes de ce monde
furent mes seuls alliés si souvent, les seuls témoins de mes souvenirs, les fugitifs, à mes
côtés, de ce chaos permanent. Nous avons partagé des quais engloutis de solitude, des trains
en ruines crevant le jour dans cet orient. Je n’avais rien, hormis 22 ans. J’ai parcouru 300
kilomètres ce jour- là au bout du monde, passant de gare en gare, de routes en pistes
poussiéreuses, de l’aube au crépuscule, comme si j’assouvissais le fantasme de la liberté
puérile se forgeant sur des chemins écroulés à flan de falaises, perdue, les mots dans le
coeurs, et ces derniers adieux aux ampleurs du spectacle.
l’espérance comme ci au-delà l’avenir semblait plus serein, alors qu’il n’était fait que de
roches et de sable suicidés entre deux océans. J’ai pris ce train le long du littoral, le soleil
effleurait la terre, ocre, bleue, sang polychrome de sentiments. Les anonymes de ce monde
furent mes seuls alliés si souvent, les seuls témoins de mes souvenirs, les fugitifs, à mes
côtés, de ce chaos permanent. Nous avons partagé des quais engloutis de solitude, des trains
en ruines crevant le jour dans cet orient. Je n’avais rien, hormis 22 ans. J’ai parcouru 300
kilomètres ce jour- là au bout du monde, passant de gare en gare, de routes en pistes
poussiéreuses, de l’aube au crépuscule, comme si j’assouvissais le fantasme de la liberté
puérile se forgeant sur des chemins écroulés à flan de falaises, perdue, les mots dans le
coeurs, et ces derniers adieux aux ampleurs du spectacle.
