Trente-six vues
6
Dieu, qu' elle était jolie !
Ce midi
Quand, affalée dans les pâquerettes à ses côtés, je l' ai découverte
Soulevant l' élastique de son caleçon
Libérée, elle s' est redressée
Elle était rosée, parsemée de veines
Encore un peu fripée
Je me suis dit que je devais la dessiner ou la raconter
Les dessiner ou les raconter
Ces pines avec lesquelles je copine
Pour mes vieux jours !
Je tente un projet :
Les trente six vues de leur magnifique plume
De face,
Une amanite phalloïde
Un peu rougie
D’avoir fricoter avec des amanites tue-mouches
Dans un écrin de poils frisottants
De profil,
Pas de courbure !
Les courbettes, les arrondis,
C’est pour les faibles !
Non, raide comme un piquet, amarrée defermement à des abdos d’acier !
Obélisques fièrement dressées,
Imposantes
Misère, mais que vais-je faire avec ça ?
Panique intérieure …
Puis,
Léchées, câlinées, massées, avalées (enfin, en partie)
Jusqu'à en faire jaillir la semence
Finalement, les colosses se sont révélés n' être que des bites comme les autres
J' avais dompté la bête
Parfois
Une autre inquiétude
Ça ne va jamais entrer en moi, ce truc !
Un pieux rouge, violacé, gorgé de sang
Toutes veines dehors
Gonflé d' un désir que rien n' arrête
À son extrémité,
Lisse et volontaire,
Le gland contraste avec la force mâle de la tour qui le porte
Avec précaution, il entre en moi
Et je suis comblée
Lors d’une autre plongée en caleçon
Je tombais nez à nez
Avec un éléphant de mer
Gras, large, flasque, presque gris
Au museau encore à demi encapuchonné
Si mignon
Que je déposais dessus un petit bécot
L’éléphant sorti aussi sec de sa torpeur
Pour mon grand plaisir
Et puis, il y a
Celles dont on ne se méfie pas,
Les bananes
(pas des plantains, non, de vulgaires petites bananes jaunes)
Pointues, fortes, déterminées
Courbées pour être efficace
Elles savent exactement où aller
Et pan ! par surprise ! un arc en ciel !
Après l’amour, elles ratatinent
Deviennent de ravissantes limaces
Un peu poisseuses
Un peu ridicules
Et surtout flexibles ! Tritouillables !
Amusantes comme des balles antistress
Mais au fond,
Ma vue préférée est celle qu on ne voit pas
Celle qu' on imagine à travers le pantalon
D abord paquet informe
Puis, après quelques encouragements,
Quelques touches à peine marquées
Un souffle presque
Elles se redressent
Mollusque sortant de leur coquille
Bavant parfois
Je parcours leur pantalon, je sens le gland sous mes doigts
J' avoue, j' aime ça !
De quelques caresses !
De quelques mots !
D’un regard !
Les faire bander
Tout de même
Trente six vues …
J'ai été bien ambitieuse… ou bien gourmande
Hélas, je dois conclure
Et sachez, que si j'avais un tel pic
Que dis je ! Un tel cap , une telle péninsule
Il faudrait sur le champs que je l'instalasse
Dans quelques cavités humides ou salaces !
Ce midi
Quand, affalée dans les pâquerettes à ses côtés, je l' ai découverte
Soulevant l' élastique de son caleçon
Libérée, elle s' est redressée
Elle était rosée, parsemée de veines
Encore un peu fripée
Je me suis dit que je devais la dessiner ou la raconter
Les dessiner ou les raconter
Ces pines avec lesquelles je copine
Pour mes vieux jours !
Je tente un projet :
Les trente six vues de leur magnifique plume
De face,
Une amanite phalloïde
Un peu rougie
D’avoir fricoter avec des amanites tue-mouches
Dans un écrin de poils frisottants
De profil,
Pas de courbure !
Les courbettes, les arrondis,
C’est pour les faibles !
Non, raide comme un piquet, amarrée defermement à des abdos d’acier !
Obélisques fièrement dressées,
Imposantes
Misère, mais que vais-je faire avec ça ?
Panique intérieure …
Puis,
Léchées, câlinées, massées, avalées (enfin, en partie)
Jusqu'à en faire jaillir la semence
Finalement, les colosses se sont révélés n' être que des bites comme les autres
J' avais dompté la bête
Parfois
Une autre inquiétude
Ça ne va jamais entrer en moi, ce truc !
Un pieux rouge, violacé, gorgé de sang
Toutes veines dehors
Gonflé d' un désir que rien n' arrête
À son extrémité,
Lisse et volontaire,
Le gland contraste avec la force mâle de la tour qui le porte
Avec précaution, il entre en moi
Et je suis comblée
Lors d’une autre plongée en caleçon
Je tombais nez à nez
Avec un éléphant de mer
Gras, large, flasque, presque gris
Au museau encore à demi encapuchonné
Si mignon
Que je déposais dessus un petit bécot
L’éléphant sorti aussi sec de sa torpeur
Pour mon grand plaisir
Et puis, il y a
Celles dont on ne se méfie pas,
Les bananes
(pas des plantains, non, de vulgaires petites bananes jaunes)
Pointues, fortes, déterminées
Courbées pour être efficace
Elles savent exactement où aller
Et pan ! par surprise ! un arc en ciel !
Après l’amour, elles ratatinent
Deviennent de ravissantes limaces
Un peu poisseuses
Un peu ridicules
Et surtout flexibles ! Tritouillables !
Amusantes comme des balles antistress
Mais au fond,
Ma vue préférée est celle qu on ne voit pas
Celle qu' on imagine à travers le pantalon
D abord paquet informe
Puis, après quelques encouragements,
Quelques touches à peine marquées
Un souffle presque
Elles se redressent
Mollusque sortant de leur coquille
Bavant parfois
Je parcours leur pantalon, je sens le gland sous mes doigts
J' avoue, j' aime ça !
De quelques caresses !
De quelques mots !
D’un regard !
Les faire bander
Tout de même
Trente six vues …
J'ai été bien ambitieuse… ou bien gourmande
Hélas, je dois conclure
Et sachez, que si j'avais un tel pic
Que dis je ! Un tel cap , une telle péninsule
Il faudrait sur le champs que je l'instalasse
Dans quelques cavités humides ou salaces !
