Les lambris sont boisés, les meubles d’acajou
Rougeoient près des soieries, les lampes troublent d’ambre
Le salon mordoré comme noix de cajou
Croquée par une brune, où le soleil se cambre
Sur ce séjour, la mort fait pièce et désassemble
Ce que l’astre à l’écart sur la carte a tracé
Ses rais rieurs tes joues ont dessiné, qui tremble
Visage d’ange amie dans un fusain racé
Les flambeaux font brûlis contre l’ombre et la nuit
De nous deux en lambeaux, les vents ont fait brisées
Les lits qui enflamment sont décombres, d’ennui
Des jumeaux encombrés, de mèche en leurs risées
Ciels mourants incendiés que la lune illumine
Boiseries pour soirées d’ondoiements foudroyées
Noyades d’ors et d’yeux, cendre où Dieu trouve mine
Crayonnant pour finir sentences non oyées
