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Gravir.
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Guidée par la voix sinueuse de l'enfance, je bâtis patiemment mes propres embuscades au gré des sentiers de fortune. Si l'horizon brumeux dévoilait un refuge, j'allègerais un peu mon bagage en buvant à longs traits ma jeunesse, pour atteindre au sommet d'une vie qui me ressemble...

Mais quand s'élève le chant des forêts en éveil, babil ensorcelant d'un concert invisible, je songe au fruit sans nom qui a fait fleurir l'hiver avant de fondre comme neige au printemps. Et dans l'espoir incertain d'une félicité nouvelle, aguerrie aux frimas du sort, j'embrasse, résolue, ma solitude.


© Poème posté le 30/04/2023 par Epiphania

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