Risée du matin
1
La chair n'est pas si triste et j'ai lu quelques livres
Le temps me vient d'en lire encor qui me délivrent
Ils sont mes compagnons tant d'encre que de sable
Grève d'une chanson écoulée sur ma table
Je ne partirai pas au-delà de la feuille
Mes brises mes embruns tous cette blanche accueille
Docile et sans frémir mes soupirs mes stupeurs
Sans pourtant m'éviter de l'humain la torpeur
Le futur est un rêve où le présent s'endort
Surtout n'éveiller pas le dormeur qui voyage
Il vole par dessus d'incertains paysages
L'éveil est un mourir englué de remords
Mon cœur mon triste cœur est sourd aux vents sur l'eau
Qui dévorent l'espoir ballotté par les flots
Le temps me vient d'en lire encor qui me délivrent
Ils sont mes compagnons tant d'encre que de sable
Grève d'une chanson écoulée sur ma table
Je ne partirai pas au-delà de la feuille
Mes brises mes embruns tous cette blanche accueille
Docile et sans frémir mes soupirs mes stupeurs
Sans pourtant m'éviter de l'humain la torpeur
Le futur est un rêve où le présent s'endort
Surtout n'éveiller pas le dormeur qui voyage
Il vole par dessus d'incertains paysages
L'éveil est un mourir englué de remords
Mon cœur mon triste cœur est sourd aux vents sur l'eau
Qui dévorent l'espoir ballotté par les flots
©JIM
