Le survivant
Mes pas étaient lourds,
Comme si du plomb m’enserrait les chevilles,
Laissant une épaisse trainée de sang après mon passage,
Tel un guerrier mortellement blessé,
Je voyais le monde avec ceux d’un mort,
Apercevant ces profonds contrastes invisibles,
Je sentais mes larmes se déverser continuellement,
Mon humanité criant sa lente destruction,
Et cette voix semblait infinie,
Chaque geste semblait insoutenable,
Le mal dont je souffrais était incurable,
Et s’intensifiait chaque seconde,
Il devenait une sorte d’épaisse couverture acérée,
Ecorchant chaque parcelle de mes sens,
Comme au contact d’acide brulant,
Je percevais mon âme se déchirer en particules,
Se disséminer partout dans une froide extinction,
Perdant peu à peu mon existence,
(…)
Tel un survivant du monde des défunts,
Je revenais peu à peu dans la matière,
Armé de cette seule puissance dédiée à ceux qui reviennent de ces terres,
Terres de désolation ou vivent les pires démons,
Impies cachés dans les coins les plus sombre de l’espace,
Âmes meurtries et dévastées par les pires souffrances,
Pays sombre des condamnés hurlant leur peine,
Ou des rivières brulantes envahissent les sols,
Et ou d’épaisse fumée froide en recouvre les sols craquelés,
(…)
Mon visage exprimait ce regard étrange,
Celui des plus grands guerriers,
Condamnés à survivre hors du temps,
Armé de ma propre désolation,
N’ayant pour seule vulnérabilité ma force,
Je ne ressentais aucune forme de dommage,
Chaque choc devenant une sorte libération,
D’une nature trop longtemps endormie,
Se révélant dans un fracas terrible,
Ne pouvant désormais que survivre,
Je marchais aux confins du monde des vivants,
Sans visage et sans âme,
Excepté celle d’un survivant,
Comme si du plomb m’enserrait les chevilles,
Laissant une épaisse trainée de sang après mon passage,
Tel un guerrier mortellement blessé,
Je voyais le monde avec ceux d’un mort,
Apercevant ces profonds contrastes invisibles,
Je sentais mes larmes se déverser continuellement,
Mon humanité criant sa lente destruction,
Et cette voix semblait infinie,
Chaque geste semblait insoutenable,
Le mal dont je souffrais était incurable,
Et s’intensifiait chaque seconde,
Il devenait une sorte d’épaisse couverture acérée,
Ecorchant chaque parcelle de mes sens,
Comme au contact d’acide brulant,
Je percevais mon âme se déchirer en particules,
Se disséminer partout dans une froide extinction,
Perdant peu à peu mon existence,
(…)
Tel un survivant du monde des défunts,
Je revenais peu à peu dans la matière,
Armé de cette seule puissance dédiée à ceux qui reviennent de ces terres,
Terres de désolation ou vivent les pires démons,
Impies cachés dans les coins les plus sombre de l’espace,
Âmes meurtries et dévastées par les pires souffrances,
Pays sombre des condamnés hurlant leur peine,
Ou des rivières brulantes envahissent les sols,
Et ou d’épaisse fumée froide en recouvre les sols craquelés,
(…)
Mon visage exprimait ce regard étrange,
Celui des plus grands guerriers,
Condamnés à survivre hors du temps,
Armé de ma propre désolation,
N’ayant pour seule vulnérabilité ma force,
Je ne ressentais aucune forme de dommage,
Chaque choc devenant une sorte libération,
D’une nature trop longtemps endormie,
Se révélant dans un fracas terrible,
Ne pouvant désormais que survivre,
Je marchais aux confins du monde des vivants,
Sans visage et sans âme,
Excepté celle d’un survivant,
"Rien n'est pire que le rien"
