Vide rythmé
2
La vie, ainsi, têtue, et qui passe,
Est mienne et vôtre, et celle de tous ;
Que n’avons-nous fait de cet espace !
Ci-contre, au grand jeu, de guerre lasse,
Aurions-nous gaspillé les atouts ?
Ça compte, un an ! Ça passe tout doux,
C’est tôt lâché, déjà j’en perds trace !
Tout être lucide, au froid des trous,
Hésite, recule, et s’y fracasse ;
Ce sont, sans fond ni fin, des puits fous !
Ça vient, ça prend d’une sèche toux
Ou d’un secret qui mord et tracasse,
Des anges de l'âge, aux jours des jougs,
Alarmés, perdus, l'affect vorace,
D’autres maux, d’autres morts, d’essais flous !
Le trou, profond, profond et sans grâce,
Inquiète, afflige - absorbe un de nous !
De te voir partir m’atteint, me glace :
Bien trop tôt ton tour ! Noirs manitous,
Croche-becs, planent rond, l’air rapace !
La vie, ainsi, têtue, et qui passe,
Est mienne et vôtre, et celle de tous ;
Que n’avons-nous fait de cet espace !
Ci-contre, au grand jeu, de guerre lasse,
Aurions-nous gaspillé les atouts ?
Ça compte, un an ! Ça passe tout doux,
C’est tôt lâché, déjà j’en perds trace !
Tout être lucide, au froid des trous,
Hésite, recule, et s’y fracasse ;
Ce sont, sans fond ni fin, des puits fous !
Ça vient, ça prend d’une sèche toux
Ou d’un secret qui mord et tracasse,
Des anges de l'âge, aux jours des jougs,
Alarmés, perdus, l'affect vorace,
D’autres maux, d’autres morts, d’essais flous !
Le trou, profond, profond et sans grâce,
Inquiète, afflige - absorbe un de nous !
De te voir partir m’atteint, me glace :
Bien trop tôt ton tour ! Noirs manitous,
Croche-becs, planent rond, l’air rapace !
