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Morgane et Merlin

Un fragment d’âme où le merle, l'Un, s’associent
Ah ! Lis, mage ingénu, hèle Ève, ô, un grimoire !
À l’image un geai nu élève, haut, un gris, moire
Reflets aux feuillets fous où sombre un piaf aussi !

C’est l’innocente à pomme et le pépin se mange !
Arthur un beau matin tuera dans une noce
L’alchimie qui te lia au pays cachant l'os
De dragon l'enflammant comme flamand teint ange

Cygne et c’est un signe à peindre de blanc l'étant
Que s’aime antique un lacs aux brillants comme étang
Semant émaux des mots dont le camé se drogue*

En poète perlant pour le ciel un collier
Du dais des étoiles d’ermite en l’atelier
De vers pour la morgue, Anne, ou pour l’année moins rogue*

***

(*N. B. : Théophile Gautier a écrit le recueil « Émaux et Camées », les camées étant des médaillons. « Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » m’a également inspiré, Merlin quitte de temps à autre le château d'Arthur pour vivre en tant qu'ermite des crises de folie dans la forêt celtique au contact de ses animaux chéris)






© Poème posté le 18/04/2023 par Jacou

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