Hamster damned
2
Mon vaisseau mit sept voiles : ses sauts de de sept lieues
Me dévoilèrent une terre aux sinueuses chausse-trappes,
S’offrant au débotté au titi de banlieue,
Qui s’imagine Sinbad, mais qu’son Racine rattrape.
Me tourneboulent la tête, la houle des vagues à l’âme
Qui bercent le Lido, la pasta au chianti,
L’amolli trémolo des gondoles décaties,
Rebelle au bel canto, j’entame « padam, padam »
Les berges embouteillées par les catamarans
De la blonde Amsterdam, ne m’enchantent qu’à demi,
Ses matelots sont demi-sel, quand chez Demy
En moulins à paroles, ils raffolent de Legrand.
A Lisbonne, je m’abonne aux soupes de calamars,
Aux pensions mal famées d’un Alfama crasseux,
Aux fados fatigués del Orquestra del mar,
Mais je dégotte en douce pastis et vin mousseux.
L’incontinent Brésil, qui pisse l’Amazonie,
Où poussent sur les trottoirs, gosses aux bouilles métissées,
Et gargotes déversant des tambouilles épicées,
L’or en est ternie par la Laura de Johnny.
A l’hôtel de l’atoll, où nue comme chez Beinex,
Dénuée de complexes, s’expose l’arrière-boutique,
Assoiffé de culture tel un goulu moustique,
J’écris, me tartinant d’un écran multiplex
Me dévoilèrent une terre aux sinueuses chausse-trappes,
S’offrant au débotté au titi de banlieue,
Qui s’imagine Sinbad, mais qu’son Racine rattrape.
Me tourneboulent la tête, la houle des vagues à l’âme
Qui bercent le Lido, la pasta au chianti,
L’amolli trémolo des gondoles décaties,
Rebelle au bel canto, j’entame « padam, padam »
Les berges embouteillées par les catamarans
De la blonde Amsterdam, ne m’enchantent qu’à demi,
Ses matelots sont demi-sel, quand chez Demy
En moulins à paroles, ils raffolent de Legrand.
A Lisbonne, je m’abonne aux soupes de calamars,
Aux pensions mal famées d’un Alfama crasseux,
Aux fados fatigués del Orquestra del mar,
Mais je dégotte en douce pastis et vin mousseux.
L’incontinent Brésil, qui pisse l’Amazonie,
Où poussent sur les trottoirs, gosses aux bouilles métissées,
Et gargotes déversant des tambouilles épicées,
L’or en est ternie par la Laura de Johnny.
A l’hôtel de l’atoll, où nue comme chez Beinex,
Dénuée de complexes, s’expose l’arrière-boutique,
Assoiffé de culture tel un goulu moustique,
J’écris, me tartinant d’un écran multiplex
Ma proposition pour le concours.
