Le retour du coucou
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Il aimait autrefois entendre le coucou
Annoncer en avril le temps des primevères;
Son chant lui prédisait, pourvu qu’il ait un sou,
Que jamais il n’aurait à craindre la vie chère.
Il écoutait ravi les gaies roucoucoulades,
Qui à l’orée du bois montaient jusques au ciel,
Comme ce Roméo qui chantait sa ballade
Fleurissant de couplets le balcon de sa belle.
Il ignorait alors de l’oiseau les usages,
Le croyait bâtisseur, créateur d’un beau nid,
L’imaginait doté d’un élégant plumage,
Plutôt que revêtu d’un vulgaire habit gris.
Surtout il ignorait que l’oiseau fainéant,
Volage et infidèle, un jour serait symbole,
Du mari délaissé qu’on dépeint en riant
Comme faisait Molière autrefois à l’école!
Il n’aime plus entendre aujourd’hui le coucou,
Du mari délaissé pitoyable symbole;
Sa Juliette partie il tourne comme un fou:
La vie peut devenir une très rude école!
Annoncer en avril le temps des primevères;
Son chant lui prédisait, pourvu qu’il ait un sou,
Que jamais il n’aurait à craindre la vie chère.
Il écoutait ravi les gaies roucoucoulades,
Qui à l’orée du bois montaient jusques au ciel,
Comme ce Roméo qui chantait sa ballade
Fleurissant de couplets le balcon de sa belle.
Il ignorait alors de l’oiseau les usages,
Le croyait bâtisseur, créateur d’un beau nid,
L’imaginait doté d’un élégant plumage,
Plutôt que revêtu d’un vulgaire habit gris.
Surtout il ignorait que l’oiseau fainéant,
Volage et infidèle, un jour serait symbole,
Du mari délaissé qu’on dépeint en riant
Comme faisait Molière autrefois à l’école!
Il n’aime plus entendre aujourd’hui le coucou,
Du mari délaissé pitoyable symbole;
Sa Juliette partie il tourne comme un fou:
La vie peut devenir une très rude école!
Selon une croyance (ou une superstition) populaire, si l'on a de l'argent dans sa poche lorsqu'on entend le coucou chanter pour la 1ère fois au printemps, on sera riche toute l'année!
