Du haut de la falaise
La vue me comble d’aise ;
Sur les sombres rochers
Mousse l’eau à mes pieds ;
Tout près un goéland
Soudain prend son élan
Et vient plonger sa dague
Au plus profond des vagues.
Au loin pointe une voile
Que fixe sur sa toile
En relevant sa manche
Un peintre du dimanche ;
On voit des promeneurs
Sur le sentier côtier
Qui traînent du soulier
Suffoquant de chaleur.
Les vagues écumeuses
Déferlent sur la grève
Et les mouettes rieuses
Jouent dans le ciel sans trêve,
Ballet désordonné,
Fouillis de plumes blanches,
Et cris d’âme esseulée
Qui sur la mer s’épanche.
