Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Transe saharienne

Banni au désert rouge, j’y piste Antonioni, (1)
N’y trouve, -astres livides d’une aride solitude-,
Crissant dans le silence, qu'un surplace infini,
Lampe des puits de sagesse, l’ivresse de l’hébétude.

Les aplats monochromes, que blanchissent les carcasses,
Réfléchissent, en surface, la dense immensité,
Intiment aux souvenirs, comme une bande qui s’efface,
La sournoise dilution de mon identité.

Des tournoyants présages, dont je pressens la faim,
Des djinns pouilleux secoués de rires tristes et moqueurs,
Frôlent les colonnes de dunes traçant vers des confins
Décroissants sous la lune, des boucles accroche-cœurs.

Des serpents à sonnette, lassent les voix de crécelle
Et l’anneau aux rabais poinçonné aux Abbesses,
L’étincelle vient des pierres et d’étoffes qui ruissellent,
Du sabir rocailleux de Sidi Bel Abbés.
(1) Michelangelo Antonioni réalisateur du film « Le d »sert rouge » sur la solitude dans les grandes villes industrielles que je prends ici au sens littéral.

Tous droits réservés © Poème posté le 03/04/2023 par Deshaiessaintes

...
× Illustration agrandie