Douairière
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Elle était véloce et féroce
Giflant les chiens, griffant le dos
De ces deux, Placide et Muzo
Venus un jour fouler ses terres
Ignorants de son ministère !
La queue coincée entre les fesses
Ils décampèrent illico
Elle pista ces bourricots
Qui pleuraient en vain leur détresse
Aussi vite que la colère
Avait enflammé son museau
Elle redevint la douairière
Redoutée des petits oiseaux
Qui , sur l’acacia , la narguèrent
Et la regardèrent de haut !
Ma belle si douce, pouvait aussi être féroce, défendant son territoire !
