Je me rappelle un endroit de mon passé secret
Où je vagabondais rêveusement au sortir de l’école
Ce lieu était un petit bois discret où il faisait frais
Et où les feuilles rousses de l’automne tombaient après un léger vol
Personne à ma connaissance, n’en savait le mystère
Et n’imaginait qu’en son milieu se trouvait une tombe isolée
Toute cachée par l’enceinte faite d’un vieux mur de pierre,
Que mêmes les anges semblaient avoir ignorée.
Je me souviens du silence qui régnait dans ce bois et la peur
Que j’éprouvais en approchant silencieux du sanctuaire sacré
Embaumé d’un voile suranné de tristesse, de larmes et de pleurs
Et de la terreur que j’éprouvais à psalmodier les notes du nom
De celle dont la mousse verte et humide recouvrait le souvenir
De crainte que ma main traversant la pierre, ne caresse l’os de son front.
Poème écrit par
Guillaume Prevel
Le sanctuaire oublié
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Tous droits réservés © Poème posté le 28/03/2023 par Guillaume Prevel
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